Au chapitre de sa main-d’œuvre, sur les 28 919 fermes répertoriées par Statistique Canada en 2016, près de 70 000 personnes travaillent dans le secteur agricole, incluant les exploitants, les salariés à temps plein, saisonniers et les travailleurs étrangers temporaires (TET).

Plus de 70 % des entreprises agricoles recrutent entre un et quatre employés.

Si la main-d’œuvre familiale continue de prédominer, et ce, principalement au chapitre des productions animales, l’augmentation de la taille des fermes accroît la nécessité de recruter de plus en plus de main-d’œuvre expérimentée et non-expérimentée à l’extérieur de la ferme. La main-d’œuvre saisonnière est maintenant constituée d’une présence importance de TET en provenance du Mexique et du Guatemala. En 2015, on comptait 11 279 TET au Québec.

Dans ce contexte, les acteurs du secteur sont plus que jamais préoccupés par la rareté de main-d’œuvre disponible et s’investissent à appuyer des solutions qui permettent l’accès à des travailleurs locaux, en qualité et en quantité, pour répondre aux besoins des différents secteurs de production agricole. Le défi pour les prochaines années est de pouvoir compter sur de la main-d’œuvre non apparentée, stable et de qualité, en particulier pour combler des postes de gestion et d’ouvriers spécialisés.

Le secteur agricole et ses emplois sont souvent méconnus ou souffrent de préjugés. Pourtant, plusieurs types d’emplois forts diversifiés sont offerts en agriculture. Les métiers d’ouvriers impliqués dans la production animale nécessitent des personnes ayant une bonne formation professionnelle, une grande flexibilité et une attitude fiable. La production horticole nécessite surtout des postes de manœuvres et de préposés aux récoltes. La disponibilité et l’engagement des travailleurs à l’égard de travaux exigeants, en particulier sur le plan physique, constituent un réel défi pour pourvoir à ces postes saisonniers et occasionnels, d’où la présence accrue de TET avec les années.

Sur le plan du développement des compétences, les entreprises en production laitière, porcine, en serre et avicole, et de plus en plus dans les productions horticoles et céréalières, expriment de nouveaux besoins de main-d’œuvre spécialisée pour occuper des postes stratégiques. Le secteur doit donc pouvoir compter sur des programmes de formation adaptés aux besoins de ces entreprises. L’implication et l’expertise d’AGRIcarrières sont sollicitées pour appuyer des actions en matière de développement de main-d’œuvre.

 

Statistique Canada, Recensement de l’agriculture, 2016