Au mois d’octobre dernier, le Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) a réalisé une activité de consultation portant sur le programme des travailleurs temporaires dans le cadre de la consultation pancanadienne initiée par Citoyenneté Immigration Canada. AGRIcarrières ainsi que les autres comités sectoriels de main-d’œuvre concernés étaient invités à soulever les enjeux et les défis liés à leur secteur d’activité relativement au programme des travailleurs étrangers temporaires.
AGRIcarrières a bien fait ses devoirs en participant activement à cette consultation. Plusieurs suggestions ont été émises dans le but d’améliorer le programme. AGRIcarrières a proposé, entre autres, que soient développés des outils d’information simples et bien vulgarisés à l’intention des employeurs qui sont en difficulté de recrutement et qui doivent évaluer si l’embauche de main-d’œuvre étrangère est une solution viable, économique et efficace pour résoudre leur problème de main-d’œuvre. Également, nous avons recommandé que soit accru le soutien aux entreprises en ce qui a trait à l’approche de gestion des ressources humaines et aux relations interculturelles. Les Centres d’emploi agricole dans les Fédérations régionales de l’UPA nous apparaissent les ressources les mieux placées pour jouer ce rôle.
Tout comme plusieurs autres secteurs d’activités, l’agriculture a grand besoin de ces travailleurs en raison d’une rareté de main-d’œuvre grandissante. Depuis plusieurs années, de plus en plus d’entreprises horticoles et plus récemment des entreprises d’autres productions, font appel au programme fédéral des travailleurs saisonniers étrangers temporaires pour s’assurer que les récoltes et la production ne seront pas compromises par le manque de personnel.
Tous les secteurs de production agricole seraient maintenant admissibles au programme en raison d’une pénurie généralisée au Canada dans les domaines de l’emploi peu spécialisé. Selon Service Canada, en 2006 au Québec, 420 employeurs ont accueilli 4 237 travailleurs étrangers en provenance du Mexique, du Guatemala et des Antilles pour des emplois saisonniers. Il s’agit d’une augmentation de 12 % par rapport à 2005.
La position d’AGRIcarrières a été fort bien reçue par les représentants du MICC et de la Commission des partenaires du marché du travail. C’est un dossier à suivre avec intérêt compte tenu des enjeux pour le Québec et pour l’ensemble du secteur agricole.
Bonne lecture!